• Les objectifs de l'AAEL

    Née, en 1973, du désir de quelques-uns d’avoir une possibilité de critique tout à fait autonome, l’AAEL a toujours favorisé ceux qui, sur un plan culturel ou social, voulaient intervenir en restant maîtres de leur expression et de la diffusion de leurs idées.  Pourquoi ? parce que dans nos pays «démocratiques» où, en principe, n’existe pas la censure, où l’expression individuelle, écrite, parlée…, est normalement considérée comme un droit fondamental, on constate que très peu d’individus usent de ce droit. En effet, le poids de l’habitude d’un système de délégation et du préjugé de la spécialisation, l’emprise de tous les pouvoirs, politiques et organisationnels, le manque de moyens techniques et financiers, empêchent trop souvent tout un chacun de se décider à dire et à communiquer, par les voies pourtant les plus simples, ce qu’ils
    ressentent, ce qu’ils refusent, ce qu’ils veulent. 

    La première tâche, dès 1973, fut de prendre les moyens et la deuxième, quasi simultanément,
    fut, et reste, de les partager ; ainsi, en plus de 30 ans, ont pu paraître de nombreuses publications, plaquettes, brochures, livres et affiches… expression collective des membres de l’AAEL parfois, expressions individuelles ponctuelles, très variées, quelques autres fois…

    Une dominante dans les choix et les thèmes ? des limites  ou des exclusives ?
    Dominantes, sans doute : la critique sociale, l’expression de luttes et de refus forts, l’indignation
    contre des faits politiques ou de société aliénant l’intégrité et les droits individuels… Des exclusives,
    il n’y en a guère besoin, car seuls s’adressent à l’association des «auteurs» en accord avec cette manière de fonctionner, en tant qu’individus, indépendamment de tout parti ou organisation.
    Cela étant, aucune «ligne» ne restreint le champ des centres d’intérêt de chacun, les publications
    les plus diverses se sont côtoyées, au cours de toutes ces années, provoquant parfois discussions
    et débats mais sans conflit ni censure, et nous espérons qu’il en sera longtemps ainsi.


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  • L'expression libre c'est aussi cela : des actions, des interventions, du théâtre de rue…

    S'exprimer dans l'espace public, mobiliser par le rire, ou la surprise,  essayer autre chose que des défilés et manifestations-promenades, pour susciter des réactions et la participation des habitants, c'est un des moyens de la liberté d'expression

    le 8 septembre 2011, dans le contexte sarkoziste du rejet massif des immigrés, nous avons inventé et mis en scène sur une place publique toulousaine, la remise d'un prix "P.A.P.O.N." :

     

     

    Expression libre… dans la rue

     

     

    Expression libre… dans la rue

     Pour en savoir plus :

    Télécharger « Basta 43-fin 2011.pdf »

     

     

     


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  • Bernard et Michel

    Michel

     

     

     Le 8 septembre 2010, Bernard nous a quittés,
    et moins de six mois après, Michel est parti
    à son tour,
    le 21 février 2011.

     

    Bernard était «directeur de publication» de BASTA, et Michel était «président» de l’AAEL.

    Comme ça, parce qu’il fallait que quelqu’un s’y colle.

    En réalité, ils étaient, comme nous, tout à la fois responsables et acteurs de leur vie, de notre vie, de notre expression commune, de nos actions, de nos initiatives et de nos luttes communes… Nous vivions et nous agissions ensemble, et ils nous ont quittés.

    Pas de leur plein gré, vraiment !   Ils auraient bien voulu bâtir encore, rire encore, gueuler et se bagarrer encore ! Bernard aurait tant voulu triompher de la maladie, et Michel aurait tellement aimé, après la mort de son copain, surmonter sa peine, et réaliser tous les rêves et les projets encore en chantier… 

     Mais voilà. En septembre 2010, Bernard n’a pas pu, malgré tous ses efforts, aller plus loin. Son corps ne l’a pas suivi. Et nous avons dû  affronter son absence. En février 2011, Michel a été foudroyé, nous laissant pantelants. Une fois encore, si vite, il a fallu vivre l’inacceptable.

    Michel et Bernard, c’était deux fous. Deux fous d’idées étranges, d’initiatives magnifiquement farfelues, d’aventures rêvées et souvent réalisées, de solutions miracles, de secrets de polichinelle et de décisions impromptues.

    L’amitié qui nous liait tous, l’engagement sans faille et sans manière qui guidaient nos choix, étaient pour eux une force incomparable.

    Nous ne les oublierons jamais.

    Et nous n’oublions pas que c'est Bernard, il y a un peu plus d’un an, qui avait eu cette idée forte : 
    la création d’un prix PAPON. Nous n’oublions pas non plus que dans la réalisation de cette action, nous avions en mémoire l’ingéniosité, le sens pratique et l’esprit d’initiative de Michel.

    Nous avons réussi à poser le problème de l'inhumanité, de la lâcheté de notre société, nous en sommes fiers, et nous restons fidèles à nos engagements, à nos choix, nous, eux, ensemble, pour toute la vie… 


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