• Communiqué reçu par mail

     

     

    Médias «libres», pour de bon

    «J'abdique», a déclaré le parquet en ouverture du procès ce lundi 29 juin contre la personne qui était suspectée d'être directrice de publication du site d'information toulousain Iaata, et qui risquait 5 ans de prison et 40 000 euros d'amende pour un compte rendu de manif publié en ligne. Le procès n'aura même pas eu lieu, les accusateurs ayant plié devant les conclusions envoyées par la défense avant l'audience. Une belle déculottée pour des magistrats aussi impulsifs que vindicatifs, qui voulaient par cette attaque intimider celles et ceux qui protestent contre les violences policières et la mort de Rémi Fraisse. Cette tentative de procès aura au moins renforcé la solidarité envers les médias libres. Longue vie !

     

    Voir le communiqué signé par plusieurs médias libres : Le retour du bâillon
     
    Voir l'article publié par CQFD : L’ordre règne dans la ville rose !
     

    -- 
    Jef Klak
    Revue de critique sociale et d'expériences littéraires
    http://jefklak.org/

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  •  Le 29 juin 2015, à 14h, au palais de Justice de Toulouse, une personne passe en procès. elle a été arrêtée le 6 mai, à 6h30 du matin, a subi 10 heures de garde-à-vue. Elle est accusée de « provocation publique à la commission d’un délit ou d’un crime ». Elle encourt cinq ans d’emprisonnement et 40 000 euros d’amende.

    L’objet du délit : Un article paru le 1er mars, sur le site internet d’information, IAATA (Information Anti Autoritaire, Toulouse et Alentours).
    Le contenu : Un compte-rendu critique de la manifestation à Toulouse du 21 février 2015, contre les violences policières et en soutien aux ZAD (Zones À Défendre).
    Ce qui pose problème à la justice : On y trouve des propositions concrètes d’organisation des manifestant-e-s face à la violence policière.
    C’est quoi ce site ? IAATA est un site d’infos, ouvert à la publication, dans lequel plus d’une centaine de personnes ont déjà posté des articles.

    Pourtant, la justice attribue à une seule personne la responsabilité de l’ensemble des écrits, et, pour cela, l’érige en « directeur de publication ». Dans un contexte de surenchère répressive, le 26 octobre 2014, sur les terres d’un projet de barrage à Sivens (dans le Tarn), un manifestant, Rémi Fresse est tué par la gendarmerie. S’ensuit à Toulouse une série de manifestations très encadrées par les forces de l’ordre et réprimées par la justice. Bilan (provisoire) : 69 arrestations, 40 procès, des dizaines de milliers d’euros d’amende, des mois de prison avec sursis, 9 personnes écrouées, et des procédures toujours en cours...

    Le pouvoir n’admet aucune opposition, aucune réaction collective. Il prend systématiquement pour cible tout ce qui lui résiste. Une manière de retourner la situation, de ne pas rendre de compte sur ses exactions en général, et sur cet assassinat en particulier. Cette fois-ci, c’est sur internet que la justice cherche à créer de nouveaux coupables. Voilà comment un Toulousain, usager de médias libres, va se retrouver face aux juges. Il s’agit par ce procès d’attaquer les médias libres (radios, journaux et sites Internet indépendants) parce qu’ils sont des outils pour penser par soi-même, pour s’organiser et cesser de croire que les clés de la compréhension de ce monde sont majoritairement détenues par les médias de masse. Ceux-là mêmes qui imposent un prêt à penser unique, uniforme, univoque.

    Autour de ce procès, c’est l’occasion de combattre une mécanique bien huilée : un bouc-émissaire poursuivi afin de dissuader des gens « coupables » de pratiques collectives, d’étouffer toute velléité d’action critique, de créer du repli et de la peur. Se solidariser face à la répression c’est aussi défendre ces espaces qui diffusent un large éventail de courants de pensées, traitent de la réalité du terrain, et décortiquent les rapports concrets de domination. Face au déploiement de l’arsenal répressif, pour ce procès comme pour tous ceux à venir, il est important de ne pas rester isolé-e face à la justice, de continuer de s’organiser et de se soutenir.

    Rassemblement pic nic le 29 juin à 12 heures

    devant le Palais de Justice.

     


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  • Fête de la musique au Hangar de la Cépière


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  • Procès encore reporté à une date indéterminée
     

     

     Liberté d'expression : procès au tribunal de Toulouse le 18 mai à 14 hOGRE, SORCIERE

    ET MERLIN 

    AU TRIBUNAL

    DE TOULOUSE

     

    « Peut-on se livrer à une critique sociale en créant un personnage de fiction ? »

    c’est toute la question qui sera débattue au Tribunal de Toulouse le 18 mai.

     L’affaire peut paraître dérisoire et totalement surréaliste, mais, et surtout, dans le contexte actuel de notre société, elle reflète une grave question à la fois sur le statut social de l’humour et plus largement sur la liberté d’expression.

     Une fiction, et présentée comme telle, un conte médiéval, mettant en scène des personnages de légende sert de prétexte au maire d’une petite commune (moins de 100 habitants), PLAGNE en Haute Garonne, pour régler ses comptes avec celui – l’auteur du conte – qui a dénoncé publiquement ses pratiques financières et antidémocratiques. Jamais les faits cités ad hominem n’ont été attaqués,… seule la fiction l’est… c’est plus facile et l’on peut tout insinuer.

     La plainte portée, avec constitution de partie civile, par toute la famille, ou presque, du maire, fait état d’allégations mensongères portées par le conte médiéval. Que Monsieur le Maire retrouve dans cette fiction des traces de sa propre pratique, c’est déjà un aveu de sa part… toute fiction s’alimentant dans la réalité. L’affaire est d’autant plus disproportionnée qu’elle est très en de ça de ce que l’on peut voir dans les médias et autres journaux satiriques.

     Allons nous voir condamner une pratique littéraire et pamphlétaire que l’Ancien Régime avait accordé à Jean de La Fontaine et Molière ?

     La justice, qui se rend au nom du Peuple Français est publique…C’est donc à une véritable leçon d’instruction civique que l’on va assister au Tribunal de Toulouse le 18 mai à 14 heures. le ?

     Afin que ce même Peuple Français se rende bien compte de ce qui fait l’objet du litige, voici le lien du site en question et plus particulièrement du conte médiéval contesté.

     http://adap31.overblog.com/

     http://adap31.overblog.com/2014/04/conte-paysan-medieval-la-victoire-de-l-ogre.html

             Patrick MIGNARD

           Alias MERLIN L’EMMERDEUR


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  • ET oui ! Un nouveau Basta, le n° 44, est sorti ! en papier !!!

    Le besoin s'est fait pressant de dire notre mot sur notre charmante époque, et surtout de donner la parole à ceux qui, ici et maintenant, non seulement s'indignent  mais aussi résistent et se battent…

    Basta n°44La défense de la zone du Testet, les luttes d'intermittents et des chômeurs, les éducateurs de la Haute-Garonne en colère, l'horreur du fascisme entré en maître dans une ville comme Béziers, la barbarie des exécutions dites "Charlie", l'obscurantisme religieux qui sert les intérêts de nouveaux fascismes, le fric, dieu aussi illusoire et aliénant que les autres… sont les sujets de ce numéro.

    Nous sommes tous concernés, nous avons tous notre mot à dire, et si, au-delà des prises de positions, nous pouvons, ensemble, générer de nouvelles cohésions, de nouvelles formes de résistances, une véritable autonomie hors de la mascarade généralisée des partis, lobbies, et pouvoirs divers,  nous n'aurons pas perdu notre temps !

     Bien sûr Basta n'est pas à la pointe de l'information, et les "scoops", ce n'est pas notre rayon ! pendant que le journal est imprimé, il se passe toujours de nouveaux évènements, à Béziers, à Sivens, à Copenhague, mais vous l'aurez remarqué, nous ne sommes pas un quotidien, ni un hebdo, pas davantage un mensuel, et même pas, oserai-je l'avouer, un annuel, ces derniers temps !!!

    Alors l'actualité toute fraîche, faut pas y compter ! pour ça, ben, il y a internet, pas vrai ?

     

     

    Dans la rubrique BASTA vous trouverez le lien pour télécharger Basta, mais pour le lire tel que prévu, sur papier, essayez de le trouver, ou commandez-le suivant ces indications :

    Pour se procurer Basta:

    à Toulouse : à la librairie "Ombres Blanches" rue Gambetta, au Hangar de la Cépière, rue de Bagnolet,

    à la "librairie tartinerie" de Sarrant dans le Gers

                    et bien sûr, en envoyant un mail à : aael-toulouse@sfr.fr

    ou en le commandant ici : 

    Télécharger « bon de commande AAEL.pdf »  à retourner à l'AAEL 

     


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